PRÉSENTATION

Présentation

Les origines du verre restent mystérieuses, sa transparence en a fait une matière à part. Il transmet la lumière mais la réfléchit aussi et c’est cette réflexion qui le matérialise. Hybride par définition, polymorphe par nature, susceptible d’être à la fois mat et brillant, opaque et transparent, doux au toucher et parfois si tranchant, sa nature ambiguë séduit.

Le verre de structure amorphe, désordonnée a ses exigences.

Il faut s’immiscer en lui. Il faut le découvrir, le dévoiler. Et pour le dévoiler… le voiler, le « salir », le casser, le déchiqueter, supprimer sa qualité première, le rendre vivant et révéler l’intériorité de la lumière qu’il diffuse. Se situer toujours à la limite entre présence et absence.

En parallèle à mon travail en vitrail (www.verrevitrail-philidet.com), je crée des oeuvres personnelles en fusing thermoformé. Également art de la lumière, cette technique me permet d’aborder le verre avec plus de liberté.
L’idée prend le pas sur la matière, la conception s’émancipe de la technique.

PARCOURS

Formée à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art à Paris, Suzanne Philidet installe son atelier à Pélussin, près de Lyon en 1982.

Elle crée et restaure des vitraux et s’initie en même temps à l’art du fusing auprès de différents verriers. Une fois la technique de base maîtrisée, elle recherche de nouvelles possibilités innovantes et perfectionne son expression propre.

Pour créer en toute liberté, la technique doit être dépassée.

Ses réalisations ont retenu l’attention au cours de quelques expositions personnelles ou collectives, nationales ou internationales dans le milieu de l’art contemporain ou celui plus spécifique des amateurs du verre.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Transparence et lumière donnent profondeur et couleur, j’ajoute la matière que je modèle et suis devant des possibilités infinies.
La création devient sans limite.
Mon esprit peut s’évader, voyager.

L’idée construite, j’interviens en une fois. La conception et la réalisation se font dans un temps rapproché. L’esprit doit rester en éveil. La main suit l’idée et bien que la technique ne doit pas être négligée elle n’intervient toutefois pas lors de la conception-réalisation. Dans un deuxième temps, une fois l’oeuvre achevée, il faut se pencher sur ce problème. La pièce installée dans le four, l’oeuvre est finie. La cuisson terminée, la pièce sortie et nettoyée, elle ne m’appartient plus.

Le rapprochement évident entre la nature du verre et celle de l’eau m’a conduit à m’interroger d’une part sur leurs vibrations particulières, invisibles mais bien présentes, d’autre  part sur la fascination et l’attraction qu’exercent sur nous cette matière et cet élément.

Tous ces mondes d’émotions que l’eau a traversé ou traverse, qui l’ont troublée, je les imagine et les transcris dans mes pièces. Je deviens son émissaire.